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Nucléaire : Greenpeace dénonce l'importation d'uranium entre la France et la Russie
information fournie par Boursorama avec Media Services 28/01/2026 à 09:18

"Le gouvernement français et l'Europe doivent sanctionner Rosatom pour envoyer un signal fort et mettre fin à l'impunité dont jouit la première entreprise au monde à avoir pris les commandes d'une centrale nucléaire étrangère par la force (la centrale ukrainienne de Zaporijjia)" souligne Greenpeace. ( AFP / OLESYA KURPYAYEVA )

"Le gouvernement français et l'Europe doivent sanctionner Rosatom pour envoyer un signal fort et mettre fin à l'impunité dont jouit la première entreprise au monde à avoir pris les commandes d'une centrale nucléaire étrangère par la force (la centrale ukrainienne de Zaporijjia)" souligne Greenpeace. ( AFP / OLESYA KURPYAYEVA )

Dans un rapport publié ce mercredi, l'ONG fustige la poursuite du commerce nucléaire entre Paris et Moscou en dépit de la guerre en Ukraine.

Ni la France ni l'UE n'ont "mis fin à leurs relations commerciales avec Rosatom", le géant nucléaire public russe, dénonce Greenpeace dans un communiqué.

La France importe des quantités importantes d'uranium enrichi en Russie ainsi que d'uranium naturel provenant du Kazakhstan et d'Ouzbékistan et transitant par ce pays, rappelle l'ONG antinucléaire.

" La France continue à importer de l'uranium enrichi russe, que ce soit sous forme d'uranium naturel enrichi ou d'uranium de retraitement (uranium recyclé, ndlr) ré-enrichi (URE )", à hauteur de 18% du total de ces importation s, selon cette étude basée sur l'analyse des chiffres des Douanes françaises, à fin septembre 2025.

En 2025, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, deux ex-républiques soviétiques, ont fourni la moitié (49,9%) de l'uranium naturel importé en France.

Or selon Greenpeace, "une grande partie" de ces importations "transite toujours par le territoire russe entre les mains de Rosatom avant d'être livrée aux ports de Dunkerque ou de Rotterdam et acheminée notamment vers les usines Orano", le géant français du cycle de l'uranium. "L'Etat russe continue à maintenir un contrôle fort sur le secteur minier kazakhstanais", souligne l'ONG.

"Le commerce nucléaire avec Rosatom est insupportable"

Pour Pauline Boyer, chargée de campagne pour Greenpeace France, citée dans le communiqué, "notre pays alimente (...) l'économie russe et, par extension, sa machine de guerre".

"Le gouvernement français et l'Europe doivent sanctionner Rosatom pour envoyer un signal fort et mettre fin à l'impunité dont jouit la première entreprise au monde à avoir pris les commandes d'une centrale nucléaire étrangère par la force (la centrale ukrainienne de Zaporijjia). Dans ce contexte, le commerce nucléaire avec Rosatom est insupportable", souligne-t-elle.

A ce stade, la Commission européenne n'a pas donné de calendrier pour l'interdiction des importations de produits nucléaires russes dans l'UE , un sujet au coeur d'intenses tractations entre les 27.

L'étude de Greenpeace actualise les données d'un rapport publié en mars 2023, dans lequel l'ONG dénonçait déjà la "dépendance" française envers l'atome civil russe.

La France importe la totalité de l'uranium nécessaire au fonctionnement de son parc nucléaire, qui a assuré plus de 86% de la production électrique d'EDF dans le pays en 202 4, selon cet opérateur.

L'uranium naturel doit être converti puis enrichi pour être transformé en combustible pour les centrales nucléaires. La France dispose d'une usine d'enrichissement, au Tricastin (Drôme), gérée par Orano.

4 commentaires

  • 11:40

    Si on pouvait l'enrichir en France, on n'aurait pas besoin de l'importer. Et si on ne peut pas l'enrichir en France, c'est faute d'avoir cédé il y a quelques années aux lubies des écolos style Greenpeace. Greenpeace devrait donc s'en prendre à elle même.


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